Archives de Catégorie: CUISINE

CROQUANTS AUX NOISETTES

Avant de vous faire partager une nouvelle recette, il est bon tout de même que vous sachiez que j’ai passé un temps fou à faire cette photo, qui se voulait – soyons modestes – dans le style Comptoir de famille que je chéris tant (c’est rouge avec des poules, ça me plaît). Il faut rendre à César ses croquettes, c’est une recette de ma mère (big up Mamma), dans la lignée des croquants provençaux sur lesquels on se casse les dents menu. Là on est dans du croquant de compet’, du macro-croquant qui ne se dévore pas en une bouchée, sauf peut-être pour Mick Jagger ou Steven Tyler. Ils sont aux noisettes et non aux amandes, pas vraiment pour faire plus original et conceptuel, mais parce qu’on avait pas d’amandes sous la main, alors qu’on a un noisetier dans le jardin. Quoi qu’il en soit c’est très bon, avec des noix aussi ça fonctionne bien, et ça réconforte quand le temps est dégueulasse et que le Front National bat des records.

Pour 4 personnes

200g de farine

75g de sucre

60g d’amandes en poudre

50g de noisettes entières

30g d’amandes effilées

1/2 sachet de levure

6CS d’huile d’olive

2CS d’arôme de fleur d’oranger

2 blancs d’œufs

Dans un saladier, mélanger la farine, le sucre, les amandes en poudre et la levure. Ajouter l’huile d’olive, la fleur d’oranger et les blancs d’œufs. Bien pétrir avant d’incorporer les noisettes entières et les amandes effilées. Former un boudin avec la pâte, en longueur et pas trop épais. La cuisson se fait en deux temps: cuire pendant une heure à 175°C, en recouvrant d’un papier sulfurisé pour éviter de cramer le tout, puis sortir le pain quand il est doré. Découper en tranches – elles doivent être un minimum épaisses sinon l’effet Hiroshima culinaire se produit, et tout est réduit en miettes. Repasser les croquants quelques minutes au four pour qu’ils durcissent comme il faut.

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CRACKERS MAISON

Il faudra tout de même songer à donner une ligne directrice à ce blog, parce qu’entre la cuisine, le ciné et les expos, c’est un joyeux foutoir. Ou alors je peux créer une catégorie Bricolage, une autre Mode, et espérer fédérer la France entière dans cette encyclopédie fantastique, cette épatante aventure qu’est Chaussons Rouges. Pour la section Jardinage en revanche, il faudra repasser, j’ai réussi à tuer mon petit plant de menthe bio (pas de rictus narquois!) en deux semaines: le premier arrosage lui a été fatal. Ce n’est pas faute d’essayer pourtant: déjà dans le passé, à Noël en fait, j’ai voulu avoir un mini rosier dans mon trou troglodytique, mais le gredin n’a tenu que trois jours avant de crever misérablement. Je crois que j’aime la nature mais qu’elle ne me le rend pas – ultime preuve avec mes boules de céréales pour nourrir les douces mésanges parisiennes qui s’avèrent finalement engraisser d’immondes pigeons esquintés (aucun remord à chier sur mon rebord de fenêtre, ces volatiles). Néanmoins je ne désespère pas de vivre en sainte communion avec Gaïa un de ces quatre matins, et je continue ainsi ma thématique apéro bio. Cette fois je vous propose des crackers maison, tellement faciles à cuisiner qu’il faudrait être vicieux pour les rater. En plus c’est vachement bon, et c’est la classe intersidérale de tout fabriquer de ses petits doigts pour l’apéro, en utilisant des farines aux noms bizarres.

80g de farine de kamut

50g de farine de blé T65

2cc de graines de pavot

1cc de curry

4CS d’huile d’olive

Mélanger les farines, le pavot et le curry. Saler à votre convenance, pas trop non plus, l’association des Artères Epanouies vous en remerciera. Ajouter l’huile d’olive, malaxer (ô verbe hideux) pour former une boule de pâte – rajouter un peu d’eau si nécessaire, d’ailleurs ça le sera. Laisser reposer une demi-heure, le temps d’écouter les grands titres de Nicole Croisille. Préchauffer le four à 180°C, étaler la pâte le plus finement possible puis découper les crackers de la forme que vous souhaitez. Enfourner pour un petit quart d’heure et le tour est joué, vous obtiendrez l’équivalent d’un gros bol de crackers (sans lien mais en fait la section Mode n’est pas à retenir non plus, j’ai passé une partie de la journée avec un bout de chewing-gum collé aux fesses).

PETITS PAINS AU KAMUT

Désormais, quand on se rend à la gare Saint-Lazare, on peut faire ses courses alimentaires, acheter des vêtements, récupérer ses analyses médicales, chercher des médicaments, boire un verre… Je crois qu’on peut aussi prendre le train d’ailleurs, mais c’est à confirmer. En tout cas je suis rentrée en Normandie pour Pâques, et, après avoir mangé  l’équivalent de mon poids en chocolat, j’ai concocté différentes petites recettes bio rien que pour vous. Enfin d’abord pour ma famille et moi, mais je ne suis pas vache, je vous ai pris des photos ah ah. Elles sont toutes rapides et simples, alors vous pouvez vous secouer le bas des reins pour les cuisiner vous-mêmes. C’est drôle de faire ses courses chez Biocoop, parce que la faune est très spécifique, à base de profs retraités, de grands-mères hippies, de mères hautement consciencieuses… Mais les produits, eux, sont variés et originaux. Pour cette première recette, il suffit de se procurer de la farine de kamut – un blé antique utilisé en Mésopotamie, au petit goût de noisette (6 sur l’échelle de babossitude) – et du levain. Ca ne coûte quasiment rien, et vous obtiendrez assez de petits pains pour refaire Massada.

Pour une dizaine de petits pains

400g de farine de blé T65

100g de farine de kamut

300ml d’eau minérale tiède

60ml de lait

2cc de fleur de sel

3cc de levain

2CS de miel

Assortiment de graines, noix…

Dans un saladier, verser l’eau, le lait, le levain et le miel. Attendre une dizaine de minutes, puis ajouter les farines préalablement mélangées avec le sel. Former une boule de pâte et ajouter les graines. Couvrir d’un torchon et laisser reposer la pâte à température ambiante au minimum 2h – moi je l’ai laissée une nuit. Sur un plan de travail fariné, diviser la pâte en petites boules, et les disposer sur une plaque de cuisson recouverte de papier sulfurisé. Placer dans le bas de four un récipient contenant de l’eau, pour faire le coup de buée (quel noble jargon). Mettre dans le four préchauffé à 200°C pour une petite demi-heure – le mieux c’est d’avoir un petit pain cobaye pour évaluer la cuisson.

CHEESECAKE AU CHEVRE

Quand il fait beau comme ces jours derniers, on voudrait rester à flâner dans le Luxembourg, à manger des glaces artisanales en écoutant Paolo Conte, à pique-niquer dans les jardins de Versailles… De fait la cuisine se veut plus légère, plus printanière. On reste dans la lignée culinaire anglaise (c’est la dernière fois, assez des Rosbifs) avec cette entrée ultra fraîche et qui se la joue quelque peu: un cheesecake au fromage de chèvre frais. Il n’est pas très photogénique là, je peux vous assurer qu’en vrai il a un sacré chien. Une recette pratique parce qu’elle se fait la veille, comme ça le jour même vous pouvez cuisiner autre chose ou vous faire un masque capillaire par exemple.

Pour deux personnes

7 biscottes complètes

40g de beurre

10cl de crème épaisse entière

200g de chèvre frais

2 feuilles de gélatines (ou agar-agar)

1 gousse d’ail

Ciboulette

1CS de graines de pavot

Poivre

Dans un saladier, mélanger les biscottes écrasées avec le beurre fondu, et étaler la préparation dans les cercles à pâtisserie préalablement beurrés. Réserver au frais. Dans un second saladier (ou le même que vous avez lavé si vous n’en avez qu’un parce que vous vivez dans un trou à rat), mélanger le fromage, la gousse d’ail écrasée, le poivre, la ciboulette et les graines de pavot. Laisser ramollir les feuilles de gélatine dans un bol d’eau froide, et pendant ce temps faire chauffer la crème dans une casserole. Hors du feu, ajouter les feuilles de gélatine, puis incorporer la crème au fromage. Très vite se forme une crème onctueuse, que vous n’avez plus qu’à disposer sur la couche de biscottes dans les cercles. Bien lisser le dessus et laisser au réfrigérateur une nuit. Au moment de démouler, soyez délicat, moi j’utilise un poussoir (quel doux petit nom) pour faciliter la tâche. Décorer de ciboulette et d’un filet d’huile d’olive, et saupoudrer de graines de pavot.

LEMON CURD

Tendre époque que le Moyen-Age, où l’on coupait têtes, mains, langues et autres oreilles à qui mieux mieux. C’est déjà une bonne raison de se mater les huit épisodes des Piliers de la terre. Mais il y en a une seconde, bien plus convaincante: Matthew MacFadyen, oui mais en moine, donc en robe de bure, avec une tonsure à toute épreuve – je vous assure qu’il reste Mr Darcy même dans une tenue aussi improbable, c’est dire. Une série où les méchants sont vraiment pas gentils, les gentils tellement peu méchants: le schéma paraît binaire, mais ça se regarde bien. Quand je pense pourtant que je n’ai pas commencé à bosser pour le deuxième semestre (ça ne fait que six semaines qu’on a repris), j’ai un petit pincement au coeur – faux, je suis dans le nihilisme complet, il me manque encore la moitié des bouquins. Sans transition, ces derniers jours un vent de London look flotte autour de moi. Pensez-donc, j’ai investi dans un slim couleur saumon – mais qui aurait barboté sur les côtes japonaises en mars 2011 – et je suis coiffée comme Agyness Deyn (accessoirement j’ai ressorti mon cuir coeur de rocker). C’est tout naturellement que l’idée m’est venue de faire du lemon curd. Bon j’ai d’abord voulu en acheter de la marque Regent’s Park, mais ils foutent là-dedans des colorants et des choses bizarres que mon instinct écolo n’a pas apprécié. Du coup j’ai décidé d’en faire un maison, certifié organic food. Le lemon curd c’est une espèce de pâte à tartiner au citron, qu’on utilise souvent pour fourrer des gâteaux, faire des tartes au citron… moi je le mange à même le pot en fait. Les quantités indiquées vous permettent de remplir un gros pot de confiture. Sur internet vous trouverez des recettes plus légères, notamment sans beurre, mais j’appelle ça de la haute trahison, la vraie English recipe en contient, alors soyez puristes comme moi.

2 citrons bio (impératif!)

30g de beurre

80g de sucre blond

2 oeufs

Dans une casserole au bain-marie, faire fondre le beurre et le sucre. Ajouter le jus des deux citrons, et quelques zestes de citron (bonjour la découpe, je me suis entaillé deux doigts et cassé un ongle)(pas dans la préparation je vous rassure). Quand le mélange est bien homogène, incorporer les oeufs un par un sans cesser de remuer – sinon c’est l’horreur, des petits morceaux d’omelette se forment. Continuer de fouetter l’appareil quelques minutes toujours au bain-marie, puis le laisser reposer hors du feu pour qu’il épaississe un peu. J’ai lu que le lemon curd épaississait pendant la cuisson, moi ça n’a pris qu’après donc je ne sais pas trop… Quoiqu’il en soit c’est très bon, et vous pouvez le conserver une ou deux semaines au réfrigérateur – plus longtemps si vous avez stérilisé le pot correctement, ce que j’ai moyennement fait. Enfin je vous conseille vraiment d’acheter des ingrédients bio, pour les citrons et les oeufs c’est impératif (Dites I love poules heureuses). 

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