MA BRETAGNE QUAND ELLE PLEUT

De retour après mes vacances bien méritées (et hors période scolaire), laissez-moi vous conter mon amour pour la verdoyante Bretagne, où il ne pleut pas tout le temps, à peine très souvent. Alors que la France s’enlisait dans la torpeur pluvieuse d’un mois de mai grisâtre, je pédalais comme une forcenée le long du canal de Nantes à Brest. Etant aussi sportive qu’un koala tétraplégique ces derniers mois, l’effort fut intense pour venir à bout du parcours – 275km de vélo, dont une journée à 90km de départementale, j’ai comme on dit pris cher. Désormais la peau de mes bras, brûlée au troisième degré par un soleil tenace (toujours mille fois préférable à la pluie brestoise de la fin du périple), alliée à une marinière de grosses mailles, font de moi une héritière légitime d’Olivier de Kersauson. J’ai mangé des croissants jaunes de beurre, des crêpes de blé noir à l’andouille, du jambonneau, des caramels au beurre salé, le tout arrosé de cidre brut: je songe sérieusement à partir vivre en Bretagne à la fin de mes études. Les Bretons aiment leur région, la revendique sans basculer dans un nationalisme étroit, et sont somme toute bien accueillants (j’achève mon éloge en précisant qu’il y a au moins autant de vaches qu’en Normandie, et c’est tellement beau une vache – quel animal poétique, vraiment)(ce n’est pas du second degré). Les vacances à vélo, c’est le compromis idéal pour profiter de la nature, faire un peu de sport – pour manger comme quatre – et respecter l’environnement. Mais non cette dernière phrase n’a pas été piquée dans une brochure Center Park.

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