DEBUSSY, LA MUSIQUE ET LES ARTS

Décalage ultime, je vais vous parler de Debussy en écoutant Shaggy. A nouveau il s’agit d’une exposition, toute proche du Jeu de Paume puisqu’elle se trouve au musée de l’Orangerie – vous pouvez même la faire à la suite d’Ai Weiwei / Bérénice Abbott, et pourquoi pas aller au Louvre après, histoire de mourir d’épuisement. D’emblée il est un élément majeur, capital qui fait défaut à l’exposition : la musique. Je ne pense pas relever d’un cas singulier en croyant qu’aborder les influences artistiques d’un compositeur sans avoir à disposition ses œuvres à écouter relève tout simplement de l’ineptie. Comme étudier le terreau hugolien sans ne jamais citer les vers (le jeu de mots n’est pas volontaire). Autant vous dire que j’ai été passablement déçue par ma visite, mieux vaut se munir de son ipod pour écouter Debussy en parcourant les salles. En plus il y avait un monde fou et, drame aboslu, des flots de vieux qui prennent des notes sur le moindre encadré de texte – insupportable. Mais les tableaux présentés valent quant à eux le détour : Degas, Turner, Manet, Vuillard, le panorama est splendide (et nous rappelle que c’était quand même une période sympatoche la Belle Epoque). Et, ô magie, trois sculptures de Camille Claudel à admirer : La Petite Châtelaine, l’Implorante et un buste de femme. Oui parce que Claude et Camille ils ont un peu fricoté. Le principe de la rétrospective sur un milieu créatif et non un artiste unique, la focalisation sur une époque, un contexte m’a semblé très pertinente. En résumer, c’est une exposition qui vaut le détour mais qui nécessite de connaître sérieusement l’oeuvre de Debussy. Bon je vais m’y mettre immédiatement (et j’arrête d’écouter du ragga sale).

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