SAFETY LAST

 J’ai un peu mal dormi à cause de ma voisine alcoolique qui s’époumone la nuit sur le pallier (cette femme a de la gouaille, comme qui dirait). Enfin je crois que je la préfère aux deux vendeuses de Zara qui écoutent Kenza Farah et s’esclaffent à trois heures du matin en semaine. Seule la grand-mère asiatique ne parlant pas du tout français et qui regarde la télé peut-être 17h par jour ne m’est pas trop antipathique. Un jour je vivrai à la campagne. Quand je saurai quoi faire de mes dix doigts. Pas demain la veille. Jusque-là je ne vous ai pas révélé le motif de l’article: Safety last!, ou la preuve qu’un film en noir et blanc, muet, et datant de 1923 peut être positivement tordant. Si vous avez l’occasion de le voir, ne perdez pas de temps! Ils le jouent (expression que j’exècre, donc que j’emploie) à la filmothèque du Quartier Latin, rue Champollion – rien ne vous empêche de sécher un cours de lexicographie pour y aller. C’est sans lien aucun mais une question me taraude depuis ce matin: se faire siffler par un éboueur, est-ce une bonne chose?

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