LANA DEL REY

Mon penchant pour l’originalité a toujours été très fort: preuve en est, j’aime Harry Potter et le fondant au chocolat. J’ai aussi un charmant petit temps de retard sur la plupart des tendances, sans pour autant me balader en Buffalo. Aussi je voudrais vous partager mon enthousiasme pour Born To Die, album sorti depuis déjà trois semaines. Comme bon nombre de compatriotes du monde entier, j’ai découvert la fameuse Lana Del Rey à travers la publication de ses vidéos sur youtube (qui posent par ailleurs la question de la légitimité à se filmer par webcam, hors contexte skype). Je dois avouer que je l’écoutais déjà en boucle, attendant avec impatience la sortie de son premier album. Depuis que je possède ledit objet, soit cinq jours seulement – cadeau d’anniversaire oblige – il ne me quitte plus. Loin de moi l’idée de faire un pseudo éloge foireux des chansons, bien d’autres l’ont fait pour moi et je ne suis absolument pas expérimentée en la matière. Sans prétention aucune, je partage seulement ce qui m’interpelle. Certes le personnage de Lana Del Rey, d’un narcissisme soigneusement travaillé, est à n’en pas douter un pur produit marketing, avec label « fait maison devant le mac » et packaging Hip Hop Fifties. Mais qu’importe, un constat s’impose: en écoutant Lana, on se sent sexy. Je ne me lasse pas de sa voix grave, certainement plus intéressante que ses lèvres refaites, et de son melting pot d’influences musicales. Alors oui, je suis une pauvre victime des grands producteurs américains qui me dictent quel produit formaté je vais désormais consommer: ainsi soit-il, je laisse les intarissables vilipendeurs loin derrière moi, et je prends simplement du plaisir.

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